HISTORIQUE

Cet historique de l'association est basé sur un texte de Michel Herbelin.

 

Des racines issues du XIXe siècle

Tout à commencé à la fin du XIXe siècle. A cette époque, certains régisseurs et garde-chasse commencèrent à dresser quelques chiens pour leurs «patrons» et à présenter les leurs avec succès en field trials. Sollicités à titre individuel par un nombre grandissant de chasseurs, ils décidèrent alors de s’installer à leur compte, et c’est ainsi que naquit la profession de dresseur professionnel.

La réussite étant au rendez-vous, plusieurs dresseurs choisirent de se regrouper au sein de l’association des dresseurs professionnels français, une association professionnelle qui fut créée en 1905 sous le régime de la loi de 1901. Ces pionniers s’appelaient Ludovic, Raoul et Léon Ridet, Berton, Pernaud, Barbary, Devillers, et Emile Herbelin.

 

Des origines à la Libération

Ludovic Ridet présida initialement l’association, épaulé par Louis Berton (vice-président) et Pernaud (Secrétaire). A sa disparition, la présidence fut assurée par Louis Berton, qu’assistèrent Emile Herbelin (vice-président) et Fernand Herbelin (secrétaire).

La disparition du Président Louis Berton en 1928 amèna Emile Herbelin à la présidence, Jean Cathala à la vice-présidence et Fernand Herbelin au poste de secrétaire.

C’est à cette époque que la société centrale canine (SCC) accorda à l’association le droit d’organiser des field trials. Ils se déroulèrent jusqu'en 1937 à Missy les Pierrepont (02), puis, pour cause de rivalités locales et de perte des terrains, à Hautefontaine.

La guerre de 1939-1945 stoppa brutalement cet élan et, à la Libération, tout était à reconstruire, à commencer par la direction de l’association.

 

La renaissance d’après-guerre

En 1945, la présidence fut à nouveau confiée à Emile Herbelin. Jean Cathala ayant cessé son activité, la vice-présidence échut à Fernand Herbelin, et le secrétariat à Michel Herbelin, jeune arrivant dans la profession.

Toutes les archives de antérieure à cette période ont malheureusement disparu, et les seules informations disponibles résultèrent d’un travail de mémoire. Même les statuts avaient disparu, et ce n’est que grâce aux recherches du Président Camille Michel, alors sous-préfet de Compiègne, qu’une partie fut récupérée ultérieurement.

En dépit de tout cela, l’association se releva des vicissitudes passées et les premiers field trials d’après guerre virent le jour à Marboue (41) sur les territoires du Comte Reil, puis sur les communes de Josnes et Lorges grâce à l’appui de Jean Renard.

Puis vint l’époque des fields d’Estrées St Denis (60) - où fut fêté brillamment le cinquantenaire de l’Association en 1955 - à laquelle succéda celle des fields du Bourg Dun. Dans le même temps, la profession fut reconnue officiellement au registre des professions de France grâce à aux interventions de Jean Macrez au niveau de ministère de l’agriculture.

L’année 1968 vit le décès du président Fernand HERBELIN et l’élection d’une nouvelle équipe dirigeante composée de Michel Herbelin (Président), Jean Macrez (Vice-Président) et Roger Cathala (Secrétaire). L’association fut dans le même temps rattachée directement au Ministère de l’Agriculture et bénéficia d’un siège à la commission d’élevage.

Au niveau des concours de travail, le premier GT de l’association vit le jour à Reims grâce à la collaboration du Commandant Garnier, tandis que la commune d’Estrée St Denis accueillait à nouveau les field trials de l’association. Il faut saluer à cet effet le travail réalisé par André et René Piat qui furent les chevilles ouvrières de ces concours.

 

La période contemporaine

A l’AG de 1992, le Président Michel Herbelin, jugeant avoir fait son temps, décide de laisser la place aux «jeunes». Jean Claude Piat est alors élu à la présidence, Roger Cathala et Frédéric Herbelin aux vice-présidences, Roger Fougerat au poste de secrétaire-trésorier tandis que l’ancien secrétaire Hervé Demettre s’attelait à réviser en intégralité les statuts de l’association.

La période contemporaine se caractérise par une profonde mutation sociale et économique à laquelle n’échappe pas le domaine de la chasse. Outre une érosion du nombre de porteurs de permis, une activité régulièrement dénoncée dans les médias sous la pression de lobbies écologistes, de nombreux chasseurs se plaignent, comme le soulève un sondage IPSOS de 2006, d’un «mauvais rapport qualité/prix» entre leur passion et sa réalité : manque de gibier, de territoires, réglementation contraignante, coût d’accès élevé.

Dans cette époque turbulente, le rôle de l’association des dresseurs professionnels est donc de plus en plus importante.

Importante, tout d’abord pour la profession et le maintien des gages de qualité qui lui sont synonymes.

Importante ensuite pour satisfaire les particuliers et leur permettre de disposer d’un auxiliaire de chasse performant, bien dressé, capable de faire face à la raréfaction globale du petit gibier. C’est ici qu’intervient tout le savoir-faire et la compétence des membres de l’association, professionnels rompus depuis parfois plusieurs générations au dressage des chiens d’arrêt, retrievers et broussailleurs.

Importante enfin pour l’amélioration des races de chiens, entre autres par la mise en valeur des sujets les plus brillants sur les terrains de field trial et par le rôle de l’association au niveau des plus hautes instances cynophiles françaises et des clubs de race.